Mercredi 7 mars 2007

Elle avait parfaitement comprit que si elle réussisait sa mission, elle reviendrait dans son présent, sinon elle finirait comme Marie Clothilde sur le bûcher. Son téléphone portable émit un bip agaçant : plus de batterie, où elle allait elle ne pourait pas le recharger, alors sans regret elle le jeta. Comme la première fois, elle descendit l'escalier qui l'entrainerait dans les entrailles de la terre : la fois précédente, elle avait pensé qu'elle s'engageait vers l'enfer, cette fois-ci, elle en avait la certitude et le combat avec le malin serait des plus périlleux.

A sa grande surprise, le long corridor ne déboucha pas sur l'église, mais dans une petite cabane au milieu de la fôret, dans la maison de Marie Clothilde. Elle comprit ce qu'elle devait faire et revêtit la longue robe de lin gris et le petit bonnet de dentelle qui se trouvaient à côté du lit. Elle s'occupa machinalement à préparer le repas quand la porte s'ouvrit sur un jeune homme d'une très belle prestance, derriére lequel trottait un chat noir...

Son regard étrange cherchait celui de la jeune femme : Agathe le soutint sans baisser les yeux.

- Que désirez-vous, monsieur, comment osez-vous entrer chez moi sans avoir demandé une quelconque autorisation ?

Le jeune homme qui ne s'attendait pas à une telle resistance fût d'abord décontenancé

- C'est moi, Luc bredouilla-t-il, tu ne me reconnais donc plus, notre union est pourtant consommée, tu es ma chose, catin !

- Je ne suis la chose de personne, monsieur. Il n'y a et n'aura aucune union entre nous, retournez en enfer...

Et elle se précipita sur un objet qu'elle avait apporter du futur, une arme qui avait déjà fait ses preuves : le crucifix en or avec lequel elle frappa avec force le jeune homme. Le chat, les poils ébouriffés, crachant et soufflant s'élança, Agathe le cueillit d'un puissant coup de pied en criant :

- Arrière sale bête, tu m'as déja attaquée une fois, dans la maison de Marie Jeanne, crois-tu que je vais m'évanouir encore cette fois-ci...

Elle le projeta avec une force inouie contre le mur de la cheminée et il atterrit dans les flammes.

Le chat disparut dans un éclair et un vacarme assourdissant tandit que le beau Luc, s'était métamorphosé en une créature démoniaque hideuse. Plus Agathe le frappait, plus il faisait résonner un rire sinistre. La jeune femme comprit que sa haine et sa violence nourrissait cet envoyé de l'enfer. Elle tomba à genoux, plaça le crucifix face à elle et pria avec ferveur, se désintéréssant de son adversaire.

Celui-ci se figea, il tomba à terre, plus Agathe priait, plus il se tordait de douleur, enfin, il explosa et ne subsista de son corps qu'un petit tas de cendre, qu'un vent violent venant de l'extérieur dispersa.

Agathe exténuée, se coucha sur le lit de Marie Clothilde, serrant son précieux crucifix contre son sein, elle s'endormit trés vite, se retrouva couchée sur la rosace qui tournait de plus en plus vite...

Elle tomba et perdit connaissance...

Une petite fille d'une dizaine d'années était penchée sur elle, inquiéte :

- Madame, ça va, vous êtes tombée, vous avez une trés grosse bosse sur le front !

- Ca va, petite, comment t'appelles-tu ?

- Louise, Madame, je suis la fille de l'infirmière du village, ma maman s'appelle Marie-Jeanne, venez, allons la trouver, elle vous soignera.

Agathe suivit la petite fille, elles entrèrent dans un joli village et passèrent devant la petite église sur la place. Elles passèrent à coté d'une croix en pierre devant lequel poussait un superbe rosier.

Agathe sourit, le temps avait reprit son cours, elle se pencha et ramassa un objet par terre, son téléphone portable...

par mam.irene publié dans : Le mystère de la petite maison dans la forêt
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Mardi 6 mars 2007

Si, je m'étais perdue, la nuit tombait !

La femme la regarda avec incrédulité, elle scruta longuement ses traits, déposa à la hate ses fleurs et lui prit le bras...

- Personne n'a dormi en ces lieux depuis plus de 100 ans. Vous avez de la chance mon petit qu'elle ait accepté de vous épargnée...

Venez vite, je vous emmène chez moi, je vous raconterai tout devant un bon bol de chocolat chaud.

Agathe se décida à suivre la vieille dame, qui semblait connaitre chaque fourré, chaque buisson, elle trébucha à plusieurs reprises sur des pierres qui sortaient de terre sous la végétation . Elle contournèrent un muret, des ruines de ce qui devaient être jadis un hameau. La gardienne lui intima l'ordre de presser le pas alors qu'elles allaient passer devant un calvaire, très mal entretenu où poussaient mousse et lierre sauvage.

Enfin, elles arrivèrent à une petite maison où une cheminée à l'ancienne dispensait une chaleur douce et réconfortante.

-Je m' appelle Marie Jeanne, dit enfin la femme, rompant un silence qui devenait pesant, installez-vous confortablement. Je devine que vous avez passé une très vilaine nuit...

- Que s'est-il passé à cet endroit, dans cette église, je n'ai pas rêvé, il y avait bien cette drôle de dame ?...

Les questions d' Agathe se bousculaient dans sa tête, Marie Jeanne la regarda longtemps, scrutant chaque trait de son visage avec une telle insistance que cela mis la jeune femme mal à l'aise...

- Quel âge as-tu, jeune fille, 25 ans, guère plus...

- J'ai eu 24 ans en janvier, s'il vous plait répondez à mes questions, j' ai l'impression de devenir folle !

- Folle...

Tu as trouvé le mot juste, c'est ce qui est arrivé à ma petite Louise, elle venait de temps en temps s'occuper de l'église avec moi, et puis ce jour, il y a 50 ans, elle a voulu la voir, elle est revenue dans l'église alors que je la croyais couchée...

Je l'ai trouvée, prostrée, hagarde, elle s'est mise à hurler, c'était épouvantable, son état ne s'est jamais amélioré, on l' a placé en hopital psychiatrique. Je vais la voir tous les jours, elle ne me reconnait même pas, les seuls mots qu'elle prononce sont : la dame a froid, la dame a froid...

Soudain un gros chat noir se jeta sur Agathe, soufflant, crachant, toutes griffes dehors ! C'en était trop pour la pauvre femme qui s'évanouit.

Elle se réveilla dans un lit moelleux, elle repèra sa banane au milieu de ses vêtements et l'ouvrit : il fallait qu'elle sache.

Le petit sac était là, il contenait une miniature avec le portrait d'une jeune femme qui ressemblait traits pour traits à Agathe comme une soeur jumelle et un vieux morceau de papier où était grifonnés ces mots à l'encre violette : aide-moi...

Agathe s'habilla en toute hâte et rejoignit Marie Jeanne qui était affairée à préparer le ragoût pour le déjeuner.

- Comment vas-tu, ma jolie,es-tu remise de tes émotions ?

- Mon nom est Agathe, Madame, il est parti ce chat monstrueux ?

- Je ne l'ai pas revu depuis que je t'ai couchée, d'ailleurs je ne l'avais jamais vu auparavent, je n'ai pas d'animaux, ici.

D'où vient-il, je l'ignore, il n'y a personne à des kilométres à la ronde.

Le mystère devenait de plus en plus dense, Agathe voulait tout comprendre et tout de suite.

- Prends place, ma fille, je vais tout t'expliquer...

La vielle dame parla pendant des heures, Agathe, éberluée écoutait ce qui semblait une histoire fantastique, complétement irréelle.

Passionnée, elle buvait littéralement les paroles de la vieille dame sans l'interrompre. Lorsque celle-ci eut fini son récit, Agathe sortit de sa poche le petit sac de toile et le lui tendit.

- C'est bien elle, c'est Marie Clothilde de Bauzemont, peu de temps avant cette nuit tragique, comme tu lui ressembles...

- Le mot sur le papier déchiré veut dire "aide moi", n'est ce pas ?...

- Je lis le mot "aide", la suite est illisible, ce n'est pas "moi", c'est "Lou" ensuite le papier est déchiqueté, tu comprends ce que ces mots signifient, je pense...

- Bien sûr, "aide Louise".

La pauvre Marie Clothilde était une femme juste, elle ne pouvait supporter d'avoir causé la perte de l'esprit de cette malheureuse enfant...

Pourquoi m'avoir, choisie, précisément, pour notre ressemblance ?

- Je pense qu'elle t'a attiré dans ces lieux car tu as une âme pure, souviens toi seule une âme pûre peut sauver ces malheureux et apporter la paix à son âme.

La brave gardienne, heureuse d'avoir communiqué à la jeune élue, le secret qu'elle tenait de son père, l'embrassa chaleureusement.

- Soit prudente, jeune Agathe, le sort de ma petite Louise et de tous les habitants du village maudit est entre tes mains.

Marie Clothilde va te guider, elle t'indiquera le chemin, par des signes, soit attentive à l'attitude des animaux, des éléments, des végétaux. Tu vas entrer dans un espace-temps particulier et tu seras seule, ma jolie, tous compte sur toi, j'ai accompli ma mission, je peux désormais reposer en paix.

Agathe ne pû rien dire, en effet, elle avait compris que la vie de la vieille dame allait s'achever, elle avait passé toute sa vie à attendre l'élu, et l'élue c'était elle. Elle pouvait mourir en paix maintenant.

Elle s'enfuit en courant pour que la vieille dame ne voit pas les larmes qui lui coulait le long des joues...

Elle repensa au calvaire qu'avait vécu la douce et vertueuse Marie Clothilde par la bêtise de personnes incultes et superstitieuses. A ses souffrances inhumaines.

- Je vais t'aider ma belle dame, jura-telle, même si j'en perds la vie, même je ne reviens jamais parmi ceux que j'aime, même si ces lourdaux ne méritent pas ta pitié. Louise va revivre sa vie de petite fille auprés de sa maman, je t'en fais le serment.

A ce moment là une chouette hulula...

Agathe compris que Marie Clothilde était à ses côtés, elle préféra cette forme à celle de la dame blanche. Elle sourit en pensant à la déésse grecque Athéna qui aimait cet animal...

- Ce n'est pas d'Athéna dont j'aurais besoin, mais de l'aide de tous les dieux de l'Olympe... marmona-t-elle.

Marie Jeanne lui avait dit de retourner auprés du calvaire, cet endroit qui lui avait fait si peur. Elle trouva sans trop de peine la croix délabrée, envahie par la végétation. Elle se remémora les paroles de la gardienne :

- Place toi le dos contre le crucifix, fais dix pas devant toi et tu seras exactement à l'endroit précis où fût torturée la jeune femme et où elle périt, l'entrée du monde souterrain se trouve juste là...

Quand tu seras entrée, tu ne ressortira pas par là, la porte va s'ouvrir devant toi et se refermera à jamais...

Tu trouveras la sortie seulement quand ta mission sera accomplie, sinon tu seras à jamais prisonnière.

Agathe, se retrouva le dos appuyé au calvaire, fit dix pas en avant, puis...

Une lumière aveuglante surgit des fourrés, une porte en ruine se materialisa, invitant Agathe à se poser la question que se poserait dans la même situation, notre ami Jean Christophe Bataille :

- En temps normal, je n'entrerais pas... A moins d'avoir une bonne raison...

J'ai de bonnes raisons, Louise qui doit revivre sa vie volée de petite fille, le repos éternel de Marie Clothilde, ces idiots de villageois à libérer !

Pour l' encourager, la chouette qui l'accompagnait s'envola et traversa la porte. Ne se sentant plus seule, Agathe la suivit sans hésiter.

A peine laporte franchie, celle-ci s'effaça et Agathe se retrouva au coeur de la même forêt, en face d'elle, un chemin empierré l'invitait à poursuivre son chemin.

C'était la nuit, au bout du chemin, des escaliers de pierre s'enfonçaient dans le sol...

Agathe avait la chair de poule, machinalement elle sortit son téléphone portable, l'écran était blanc, aucun réseau, bien sûr !

Où pouvait-elle donc se trouver, dérrière elle il n'y avait plus rien, à part un brouillard épais, Marie Jeanne le lui avait bien dit : le chemin serait fermé derrière elle, la sortie serait de l'autre côté, quand sa mission serait accomplie...

Elle descendit les marches une une, faisant attention à l'endroit où elle poserait les pieds. La descente fût interminable : jusqu'en enfer pensa-t-elle avec effroi...

Enfin, elle trouva une plate-forme, donnant sur un corridor, éclairé par des torches. Etait-elle attendue ?

Elle n'en crut pas ses yeux lorsqu'elle entra dans la nef de l' église qui l'avait accueillie, au début de sa mystèrieuse épopée...

Elle retrouva gravé dans la pierre le mystérieux dessin juste devant l'autel. Au centre de la rosace l'attendait son amie la chouette. Agathe s'approcha, mais une nuée de chauve-souris l'attaqua, toutes griffes et toutes dents en avant. Sans réfléchir à son geste sacrilège, Agathe s'empara d'un crucifix en or posé sur l'autel et se servit de cette matraque providentielle pour mettre l'armée de chauve-souris en déroute.

- Que Dieu me pardonne, marmona-t-elle, en reposant la sainte arme à sa place!

Toutes les issues de l'église étaient fermées, seule la porte de la sacristie s'ouvrit, montrant un lit, avec des draps fins et une chaude couverture qui l'attendait.

Agathe soupira, se coucha toute habillée et s'endormit...

Elle s'appréte à se coucher dans le même lit dans la sacristie de l'église où elle avait trouvé refuge au début de son aventure.

Agathe s'avança vers ce lit qui l'attendait, se coucha et sombra dans un curieux sommeil. Elle vit son corps, couché au milieu de la rosace, sa tête dans un cercle, ses bras et ses jambes tendus dans les quatre autres cercles. L'étrange roue sur laquelle elle paraissait crucifiée, tourna sur elle même et il lui sembla qu'elle tombait dans un puit sans fin. La jeune femme n'avait plus aucune crainte, plus la roue descendait, plus elle se sentait calme et relaxée.

La roue s'arréta enfin, Agathe se rendit compte qu'elle était à nouveau dans un lit, son état était particulier, elle était elle-même en même temps qu'une autre femme qui lui était familière : Marie Clothilde. Les souvenirs de sa vie de jeune femme du XXIème siècle s'estompaient, faisant place à ceux d'une autre personne vivant à la fin du XIXème siècle. Agathe était devenue Marie Clotilde, dans un passé qui lui était totalement inconnu...

Elle se leva et constata qu'elle se trouvait dans une pièce sombre, les murs blanchis à la chaux. Elle était revêtue d'une logue ronbe grisâtre en lin, ses longs cheveux blonds tirés en chignon et recouvert d'un petit bonnet blanc en dentelle.

Elle tenta de sortir mais la porte était verrouillée. Tristement elle se résigna, elle savait qu'elle était prisonnière.

Les souvenirs se bousculaient dans sa tête. Elle savait qu'elle était une femme de bien, qu'elle vivait seule dans sa petite maison dans la fôret, qu'elle soignait tous les maux des villageois ainsi que de leur bétail. "Sorcellerie, pensa la partie consciente d'Agathe...", au fond d'elle-même, elle savait que c'était bien plus compliqué que cela...

Marie Clothilde faisait bien profession de sage-femme, guérisseuse pour les hommes et les bêtes et rebouteuse, mais à l' époque où elle vivait, on ne brûlait plus les sorcières pour autant... Même si elle était mal considérée par le curé du village ainsi que par le médecin, à qui elle faisait ombrage.

Le malin, le mal a l'état pur était apparu un jour, dans sa maison : c'était un beau jeune homme, prénommé Luc, il avait apprit son existence et venait semble-t-il la consulter pour quelque maux pas très bien définis.

Marie Clothilde ressentit très rapidement l'aura maléfique de cet homme, mais il était déjà trop tard, son coeur était sous le charme et tout son être se tendait vers lui...

La vertueuse jeune femme était devenue une pauvre fille perdue, ses mains ne guérissaient plus, son coeur était vide. Son âme lui échappait...

Luc le maléfique en avait fait sa chose, une créature au service du mal. Elle renoua avec des rites de sorcellerie qui avaient cours quelques siècles plus tôt, convertissants les pauvres âmes qui lui faisaient une totale confiance, à une doctrine démoniaque. Des nouveaux nés furent sacrifiés pendant de sanglantes messes noires. Luc avait disparu laissant à sa place un curieux chat noir à l'allure inquiètante...

Le village connut des périodes très sombres, le bétail fut décimé par une étrange épidémie, les enfants mourraient en bas âge, les femmes devinrent stériles et les hommes furent pris d'une folie meurtrière...

Le curé harangua tous les habitants contre la femmes qui étaient à l'origine de tous leurs problèmes. Elle fût arrêtée, battue et enfermée dans cette pièce sordide en attendant son terrible châtiment...

Agathe comprit très vite ce qu'allait subir la jeune femme, et sa conscience tenta de se réveiller :

- Je ne vais pas souffrir en même temps que cette femme, se révolta-t-elle, je n'ai rien fait, moi...

Pourquoi m'avoir emmené du futur pour me faire mourir dans d'horribles souffrances ? C'est ridicule, ça ne sert à rien, hurla-t-elle...

- Tu es là pour sauver les habitants, qui sont retenus prisonniers dans un autre espace temps, pour comprendre ce que tu dois faire, tu dois vivre mon agonie et seulement là, tu comprendras où est ta mission !

- Tu vas mourir ?

- Oui, souffrir, mourir, expier mes fautes..

par mam.irene publié dans : Le mystère de la petite maison dans la forêt
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Lundi 5 mars 2007

Quelque chose l'attaqua, elle senti des griffes lui labourer la joue, des petites dents la mordre et des pattes emmeler ses longs cheveux .
C'était une colonie de chauve-souris qu'elle venait de déranger et qui se vengeait sur elle. Elle s'en débarrassa tant bien que mal, et le coeur battant regagna sa couchette après s'être assurée que toutes les portes étaient bien fermées cette fois.
Elle finit par trouver le sommeil qui fut perturbé par de terrifiants cauchemars : tout d'abord, des vampires la maintenaient plaquée sur son lit toutes dents sorties et rougies de sang, puis les jolies fleurs qui ornaient l'autels, étendaient leurs tiges, rampant vers elle, se métamorphosant en monstrueuses plantes carnivores qui lui criaient "j' ai faim, je vais te dévorer le nez"...
Elle ressentit un froid glacial qui la réveilla, un souffle frigorifiant gelait son visage, un rayon de lune lui laissa entrevoir pendant une fraction de seconde un visage penché sur le sien. Une femme blanche, recouverte d'un long manteau en voile blanc quitta la pièce, glissant sur le sol, sans un bruit...
C'est un nouveau cauchemar pensa-t-elle, mais le souvenir de cette femme la hanta jusqu'au matin...
Ravie et soulagée de voir le jour se lever, elle sauta du lit, traversa la nef et là elle vit sur le sol, tracée à la craie une figure géométrique représantant une rosace à cinq pétales et posé en son centre un petit sac de tissu noir.
Agathe s'approcha de la curieuse figure géographique tracée sur le sol, qui a bien pu tracer ce dessin qu'elle n'avait pas remarqué la veille... Pourtant elle est passée et repassée à cet endroit et n'aurait pas pu fouler le sol sans l' effacer. Le mystère s'épaississait, que contenait donc ce petit sac de tissu, avait-elle le droit de regarder à l'intérieur ?
Il lui semblait bien avoir vu ce sac dans entre les doigts de la femme en blanc, elle n'avait donc pas rêvé... Elle frissonna au souvenir du souffle glacial qu'elle avait senti sur sa joue.
Les petites traces de griffures et de morsures des chauve-souris étaient bien réelles aussi. Avant tout elle devait se laver, elle déposa donc le sac sur l'autel de la Vierge et sortit vers le ruisseau, avec un linge propre qu'elle avait trouvé dans une armoire de la sacristie.
Elle netttoya méticuleusement toutes les traces de sang sur son front et elle se promit de se rendre chez son médecin à son retour pour faire d'éventuels vaccins, elle se souvint avec effroi d'un film où un chien mordu par une chauve souris avait contracté la rage. Inquiéte, elle décida de rentrer au plus vite.
En entrant dans l'église pour reprendre ses affaires, elle repensa à la mystérieuse bourse, oubliée par la belle et machinalement la fourra dans sa petite banane.
Un bruit de pas la fit sursauter : une vieille dame s'approcha d'elle en souriant, tenant dans ses bras une brassée de glaïeuls multicolores.
"Bonjour, dit elle, ça fait longtemps que je n'ai pas rencontré âme qui vive ici...
- Est-ce vous, Madame qui vous occupez de cette église ?
- Depuis plus de quarante ans, ma jolie. Je suis la gardienne de la mémoire de ces lieux. Mon grand-prère et mon père ont été baptisés dans cette église, c'était bien avant tous ces événements... Je suis la seule à me rendre ici chaque jour.
- Y a-t-il quelqu'un d'autre ici, une femme jeune, habillée de blanc...
- Vous l'avez vue, mon enfant, c'est terrible s'étouffa la vieille dame en blémissant. La dernière personne qui l'a aperçue est devenue folle depuis plus de cinquante ans, elle n'avait pas dix ans à l'époque...
Que faites-vous là, ma belle ?
Vous n'avez pas dormi ici, tout de même...
par mam.irene publié dans : Le mystère de la petite maison dans la forêt
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Dimanche 4 mars 2007
Le mystère de la petite église au milieu de la forêt
Dans une magnifique forêt, Agathe s'était un peu perdue, trop occupée à admirer la beauté de la végétation luxuriante, elle s'était éloignée imprudemment du sentier de terre battue...
Elle s'aperçut de la situation, lorsque l'aprés midi touchait à sa fin. Sans trop s'inquiéter, elle sortit de sa petite banane, qui ne la quittait jamais, un paquet de gâteaux, des fruits secs ainsi que son téléphone portable.
Horreur, il n'y avait pas de réseau dans ce coin perdu, elle ne pourrait donc pas prévenir ses proches de sa mésaventure et comme ils étaient habitués à la voir disparaitre et revenir sans crier gare, elle ne risquait pas de voir de sitôt apparaitre les secours.
Cette forêt déboucherait bien quelque part... Elle décida d'avancer en faisant confiance à sa bonne étoile. En marchant elle grapilla quelques mûres qui complétèrent agréablement son petit goûter. Il restait de l'eau dans sa gourde, donc la situation n'était pas désespérée.
Après de longues minutes de marche, il lui sembla entendre le murmure d'un cours d'eau. Elle se réjouit car en suivant le courant elle aura au moins un repère pour sortir de cette forêt qui était somme toute, plus vaste qu'elle ne l'avait pensé en y pénétrant.
Elle arriva très rapidement à proximité d'un petit ruisseau, qu"elle longea, le coeur plein d'espoir...
Elle aboutit dans une petite clairière où inexplicablement il y avait une petite église, bien entretenue avec des fleurs qui avaient été plantée autour, une église plantée en plein milieu de la forêt.
Soulagée, elle y entra pensant y trouver quelqu'un. La bâtisse était propre, des fleurs fraiches décoraient les autels. Dans la sacristie, Agathe trouva un matelas avec une couverture pliée. Soulagée elle savait où passer la nuit avant de reprendre son chemin. Elle était seule, mais se sentait protègée et ne s'attendait pas à la terrible mésaventure qui allait lui arriver...
Agathe découvrit dans le petit potager prés de l'église quelques tomates bien mûres qu'elle s'empressa de déguster. Sous un noisetier qui avait poussé là, elle ramassa des noisettes, dévora ce qu'elle put et emplit son petit sac banane, prévoyante quant au lendemain où elle devrait se remettre en route.
La nuit tomba très vite et une magnifique lune, toute ronde éclairait le ciel, elle entra dans la sacristie et prépara son lit. Elle sortit une ultime fois son téléphone portable pour constater qu'il n'y avait toujours pas de réseau...
Fatiguée, elle se coucha emmitouflée dans la couverture, car en automne les nuits sont fraiches...
Elle pensa que le sommeil viendrait rapidement car la journée avait été particulièrement fatigante, mais il n'en fût rien... Les bruits venant de la forêt l'angoissaient, la bâtisse faisait entendre des craquements sinistres, de violents coups résonnèrent contre la porte principale de l'église...
Agathe essayait de se raisonner, qui donc pouvait frapper contre une porte qui n'était pas vérouillée, prenant son courage à deux mains, elle se leva, traversa la nef éclairée par les rayons de lune et s'approcha de la porte. Là, elle éclata d'un rire nerveux, le battant n'était pas fermé et cognait sous l'effet du vent qui s'était levé.
Elle bloqua la porte avec un linteau de bois prévu à cet effet et rentra dans l'édificile, le coeur léger, quand...

par mam.irene publié dans : Le mystère de la petite maison dans la forêt
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